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Je suis allé plusieurs fois dans une célèbre brasserie parisienne du groupe Flo, Le Vaudeville en face de la Bourse pour ne pas la nommer, jusqu'à ce que je m'aperçoive qu'aucun dessert n'est fait maison.

Les choux des profiteroles sont achetés secs en boîte et non frais tous les matins comme on pourrait l'espérer au prix où ils sont vendus.
Un jour, j'ai pris un vacherin, j'avais mangé exactement le même la veille au Petit Colbert près des Bouffes Parisiens. Je me suis expliqué avec le responsable qui a reconnu qu'aucun dessert n'était maison.
Une telle adresse doit soit faire du maison, soit adapter ses tarifs. Je veux bien payer 12 euros des profiteroles à condition qu'ils soient faits maison. Idem pour le reste. Sinon, le consommateur est pris pour un gogo.

La dernière fois, j'ai pris des filets de daurade qui n'avaient aucun goût. Le poisson n'était certainement pas du jour. Congelé sans doute.

Bref, à part les fruits de mer, on l'espère pour notre tube digestif, le reste n'est-il pas de la cuisine d'assemblage à base de produits livrés sous vide et achetés par la centrale du groupe Flo ? A vérifier. L'Armagnac enfin (un seul choix proposé) n'a aucun goût de fruit et le champagne à 12 euros la coupe n'est même pas du Ruinart.

Le Petit Colbert se classe largement au-dessus du Vaudeville même si le cadre du Vaudeville est typique de ces grandes brasseries qu'on aime fréquenter à Paris pour admirer le ballet des serveurs en livrée tenant sur leurs épaules de lourds plateaux d'argent alourdis de plats.

Mais cela suffit-il à préserver l'imade de la gastronomie française ? Il est urgent que le label mis en place en France qualifiant les vrais restaurateurs qui consacrent l'essentiel de leur travail à faire eux-même leur cuisine et non à assembler des produits livrés déjà prêts, se développe rapidement afin d'orienter le consommateur qui ne sait plus ce qu'il a dans son assiette ni d'où cela vient.

Comment, alors qu'il ne nous reste plus que des paysages, des châteaux, du vin et de bonnes tables, allons-nous faire bonne figure dans le monde si même nos institutions que sont ces grandes brasseries se mettent à servir des produits qu'elle ne prépare même pas ?

A quand le développement du label artisan restaurateur ?
Tag(s) : #Gastronomie et art de vivre

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