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Je réponds tout de go à cette question qui a souvent tendance à agiter le bocal culturel : NON !!!

Les amateurs révèlent les professionnels et vice-versa.

Je veux démontrer ici encore qu'en s'opposant les uns aux autres, on ne gagne rien mais qu'en se respectant et en s'unissant, on fait fructifier nos talents et nos potentiels.

J'en veux pour preuve que dans le contexte actuel peu porteur en matière d'emploi culturel, les choeurs amateurs font vivre en partie un certain nombre de professionnels, instrumentistes, chanteurs de choeur, orchestres, chefs, professeurs de chant et de formation musicale.

Et sans les amateurs, tout un pan de la musique pour choeur d'oratorio disparaîtrait inexorablement de nos programmes, parce que tout simplement pas interprétée par les ensembles professionnels.

En matière de chant choral, le professionnalisme qui signifie la rémunération des artistes pour leur prestation, sans préjuger de la qualité produite, concerne quelques rares choeurs de chambres et ensembles vocaux, le choeur de radio france et les choeurs d'opéra qui interprètent un répertoire spécifique. Dans ce dernier cas d'ailleurs, il faut signaler que certaines maisons d'opéra en France mélangent les professionnels et les amateurs pour constituer leurs choeurs. Eh oui ! CQFD donc !

Ces ensembles professionnels ont une grande utilité car eux aussi interprètent un répertoire souvent nouveau à nos oreilles et donc utile, si ce mot peut avoir un sens en matière d'art, mais oui il est utile à nos âmes en quête de sens et de sensations.

Je rappelle également que les amateurs qui sont formés dans les centaines de milliers de chorales en France, d'orchestres d'harmonies, d'orchestres symphoniques, d'ensembles orchestraux émaillant nos territoires d'animations culturelles foisonnantes, constituent également le public qui va ensuite écouter les orchestres, choeurs, solistes, etc professionnels qui se produisent dans nos salles de spectacle à Paris et ailleurs.

Sans la formation que procurent tous ces ensembles à leurs membres, sans l'éveil des sens qu'ils procurent au public de leurs prestations quelques fois par an, qui irait fréquenter nos grandes institutions qui ont parfois bien du mal à remplir leurs salles. J'y reviendrai dans un prochain article sur l'intérêt de la Philharmonie de Paris.

Je plaide donc pour une union des musiciens européens amateurs et professionnels pour la sauvegarde de nos patrimoines respectifs, de leur diversité et de leur développement !

 

 

 

Les amateurs sont-ils l'ennemi des professionnels dans la musique ?
Tag(s) : #Politique culturelle

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