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Le temps des tergiversations est terminé. L'action est de mise. L'Europe doit être parachevée si nous ne voulons pas qu'elle éclate, dans un chaos remettant en question le fondement même de ce pourquoi elle fut créée : la préservation de la paix sur notre continent à l'issue de la deuxième guerre mondiale.

Construite sur l'économie après une tentative politique qui échoua (Communauté Européenne de Défense), l'intégration monétaire et économique est quasi terminée mais construite des fondements idéologiques et économiques qui ont dérivé de l'économie sociale de marché chère à l'Allemagne à l'économie libérale contre l'intérêt des peuples.

Aujourd'hui, la fusée européenne dispose de moteurs puissants mais il lui manque un cockpit et des pilotes.

Les politiques ont créé le grand espace économique européen, puis la monnaie unique confiée à une banque indépendante qui ne sert qu'à appliquer et défendre le dogme libéral. Ils ont abdiqué leurs pouvoirs aux bénéfices des banques, des marchés et des entreprises. On en connaît les résultats depuis.

Car ces structures ne défendent que leurs intérêts particuliers et font fi de l'intérêt général. Il est temps donc de rajouter à notre vaisseau européen l'étage manquant sans quoi le tout se démantèlera. Il s'agit de l'étage politique qui doit conduire à une Europe solidaire bâtie pour les peuples. Il doit reprendre le pouvoir économique avec son instrument, la monnaie.

Cela ne pourra se faire qu'à la condition de parachever le fédéralisme en Europe, qui nous donnera des structures démocratiques émanant des peuples et représentant leurs intérêts.

L'urgence est de mise, tant les pressions sont nombreuses pour ostraciser les pays les plus en difficulté économique : Grèce, Espagne, Italie et les pays les moins avancés parmi les nouveaux entrants : Roumanie, par exemple. Le danger est aujourd'hui de vouloir exclure des pays qui s'ils doivent adapter leur fonctionnement n'en ont pas moins pour autant toute leur place dans notre communauté y compris monétaire.

Exclure la Grèce de l'Euro, à cet égard, c'est affirmer la primauté d'une Europe des riches contre une Europe des pauvres et remettre en question les principes même de notre communauté, fondée sur la paix et la solidarité. Cela ne mènera qu'à une partition inévitable à l'image du cas belge, Europe en miniature que les politiques locaux, contre leurs peuples, soumettent à un écartèlement frisant l'implosion.

Je plaide donc pour un fédéralisme qui favorise l'émergence d'un sentiment communautaire affirmé, dans le respect des identités des peuples qui maîtriseront leur destin politique, au sens noble et étymologique du terme, en se dotant d'institutions démocratiques et non technocratiques, issues des urnes.

Contre la guerre, et pour la paix, la démocratie reste toujours le moins pire des systèmes. Et c'est la Grèce qui l'a inventé !

 

Pourquoi le parachèvement de l'Europe est-il aujourd'hui plus que jamais indispensable ?
Tag(s) : #Politique

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