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Les Nancéiens aiment leur cheffe d'orchestre Marta Gardolińska et c'est tout à fait justifié. Depuis sa nomination comme directrice musicale de l'Opéra national de Nancy-Lorraine en 2021, elle les a conquis à la fois par sa programmation faite de découvertes issues de son pays la Pologne et sa direction sobre et précise.
Hier, le public de la Salle Poirel lui a réservé une ovation tonitruante et méritée à l'issue du concert de rentrée de l'Orchestre de l'Opéra.
Il faut dire que l'Orchestre s'est montré à son meilleur niveau dans un programme qui comme souvent à Nancy fait la part belle aux découvertes aux côtés du répertoire plus classique.
Intitulé Femmes de Légende, le programme a ainsi commencé par Salomé op. 100/2 (1909) une courte œuvre symphonique de Mel Bonis (1858-1937), compositrice française qui sort enfin de l'oubli. Une délicieuse pépite !
Elle était suivie par le 2e concerto pour violon et orchestre op. 61 (1933) de Karol Szymanowski (1882-1937) interprété avec une fougue incroyable par la violoniste américano-canadienne Leila Josefowicz. Moins connue que son 1er concerto, cette œuvre d'un grand lyrisme sera l'avant-dernière du compositeur polonais mort à 54 ans. Son interprétation semble nécessiter une virtuosité à la limite des possibilités et du violoniste et de son instrument. Leila Josefowicz semble littéralement en transe en le jouant. Acclamation du public et bis pour conclure cette première partie !
A noter que la violoniste donnera ce concerto avec le New York Philharmonic dirigé par Marta Gardolińska les 27 et 30 septembre prochains à New York.
Après un entracte mérité après ce concerto fort exigeant, Marta Gardolińska a dirigé avec la précision qu'on lui connaît mais aussi l'ampleur qui sied à ce chef d'œuvre Shéhérazade op. 35 (1888) de Nikolaï Rimski-Korsakov (1844-1908). Très connu, ce grand poème symphonique qui fait référence au conte de Sinbad, le marin tiré des Mille et une Nuits est ponctué de solos, en particulier ceux interprétés par la violon supersoliste Eléonore Darmon qui a un rôle presque concertant tout au long des cinquante minutes que dure l'œuvre. Tous les pupitres sont mis en avant. Les cuivres rutilants, les percussions, la petite harmonie, la harpe et les cordes donnent leur meilleur et le public en redemande !
2e représentation ce soir Salle Poirel.
Marta Gardolińska, Leila Josefowicz, Orchestre de l'Opéra national de Nancy-Lorraine et Eléonore Darmon @ DR
Marta Gardolińska, Leila Josefowicz, Orchestre de l'Opéra national de Nancy-Lorraine et Eléonore Darmon @ DR
Marta Gardolińska, Leila Josefowicz, Orchestre de l'Opéra national de Nancy-Lorraine et Eléonore Darmon @ DR
Marta Gardolińska, Leila Josefowicz, Orchestre de l'Opéra national de Nancy-Lorraine et Eléonore Darmon @ DR

Marta Gardolińska, Leila Josefowicz, Orchestre de l'Opéra national de Nancy-Lorraine et Eléonore Darmon @ DR

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