Samedi dernier à la Philharmonie de Paris, l'Orchestre national d'Ile-de-France donnait un concert original destiné en particulier au jeune public mais pas que.
Accompagné de la projection des illustrations de Juliette Barbanègre et d’extraits de musiques russes (Chostakovitch, Khatchaturian, Rimski-Korsakov), il donnait l'histoire du Bazar Circus, adaptée d'un livre de Carl Norac.
Le comédien Dominique Pinon assurant le rôle du récitant ne s'est pas contenté de lire cette histoire, mais il l'a littéralement jouée en en interprétant chacun des personnages et chacune des situations.
Le pitch : "Panique au Bazar Circus ! Le roi a décidé d’assister à la représentation du soir. Mais attention : il paraît qu’il s’ennuie partout et ne rit jamais. Les lions rajustent leur crinière, les chameaux filent à la douche. Angelo, l’homme-canon, part telle une fusée, troue le chapiteau… et ne retombe pas. Catastrophe ! Le cirque est banni du royaume."
En une heure de temps, Dominique Pinon nous fait vibrer aux rythmes de ce conte tandis que les illustrations de Juliette Barbanègre naissent sur un grand écran et que l'Orchestre enchaîne les morceaux choisis par David Pastor pour accompagner cette folle aventure.
Le tout jeune chef américano-canadien de 26 ans Kyrian Friedenberg dirige les musiciens avec beaucoup d'engagement et d'énergie et les musiciens s'en donnent à cœur joie.
Le seul bémol de ce genre de spectacles, c'est qu'entre la musique, le jeu de l'acteur et les illustrations, les sens finissent par être saturés et qu'on a parfois du mal à suivre.
Cela a pu émousser la patience de certains dont les nombreux bambins présents dans la salle. Mon jeune voisin n'a cessé de se tortiller dans tous les sens au grand dam de sa maman.
Néanmoins, à l'issue de la représentation, le public a réservé des applaudissements nourris aux artistes, preuves de la réussite du spectacle.