Au gré de mes pérégrinations sur la toile, je viens de découvrir ce jeune pianiste et compositeur russe de 24 ans, Ivan Bessonov (prononcer Bissonov en russe) que je ne connaissais pas encore.
Grand par la taille, le talent et une indubitable présence scénique avec ses faux airs de Tadzio dans Mort à Venise, il joue ici le 2e concerto de Rachmaninov au Concours Rachmaninov de Moscou en 2022 qu'il a remporté.
Au-delà de sa virtuosité, il interprète cette œuvre archi-connue avec une grande distinction et sans affèterie, lui redonnant tout son côté slave, proche de l'interprétation de Rachmaninov lui-même. Puissant et électrisant à la fois !
Sur sa chaîne YouTube @OfficialIvanBessonov, on retrouve des vidéos de ses concerts, des enregistrements en studio, ses propres compositions et d'autres projets personnels.
Après un premier CD très réussi consacré à Chopin et ses propres œuvres sorti en 2019 chez Ars Produktion, il en a enregistré un deuxième tout aussi captivant consacré à Tchaikovsky, Rachmaninov, Prokofiev et d'autres de ses propres compositions paru en 2021 chez le même éditeur. Dans les deux cas, la prise de son est impeccable.
Côté concerts, pour l'instant, il semble surtout se produire en Russie. En France, il a été programmé en 2019 à la Fondation Louis Vuitton. Avis donc aux programmateurs de l'Hexagone !
Deuxième album d'Ivan Bessonov consacré à Tchaïkovsky, Rachmaninov, Prokofiev et ses propres compositions, paru le 19 mars 2021 chez Ars Produktion.
Que ce soit le premier ou le deuxième album, c'est un vrai régal. Le jeune Ivan Bessonov a un jeu d'une fluidité incomparable où chaque note ressort.
Les Etudes-tableaux de Rachmaninov ont rarement été jouées avec autant de clarté. Ce sont de véritables paysages sonores, flamboyants et intimes à la fois. Quand on parle du jeu perlé à la française, on le retrouve ici appliqué à la musique russe. Incomparable !
Dans la 7e Sonate dite Stalingrad de Prokofiev, Ivan Bessonov est aussi investi et percutant, c'est le cas de le dire. Terrifiant !